J'ai récemment découvert le compte instagram de Grâce, une chrétienne, épouse et mère de deux enfants. Grâce est éducatrice spécialisée et propose la plateforme Neema Facility pour soutenir et accompagner les parents et faire de la prévention sur le milieu du handicap. J'ai décidé de lui poser 5 questions.
1/ Comment ta foi influence ta façon de travailler auprès des enfants en situation de handicap ?
Ma foi influence en tout ma manière de travailler avec les enfants car nous sommes le sel de la terre, la lumière du monde. Je m'efforce donc de voir ces enfants tel que Dieu les voit, c'est à dire comme un père aimant qui les a créé à Son image. Il faut donc faire preuve d'amour, de patience, manifester les fruits de l'Esprit et demander à Dieu de renouveler la force au quotidien pour donner tout l'amour et la patience dont ils ont besoin.
2/ Comment aborder la toute-puissance de Dieu et la guérison avec des enfants en situation de handicap ?
Le Toute-puissance de Dieu et la guérison peuvent être enseignées aux enfants en situation de handicap si les supports sont adaptés. Selon notre façon de parler et les supports, les enfants sont tout à fait capables de comprendre. Dieu n'est pas limité, il peut les toucher, leur faire comprendre les sujets qu'il veut. Ces sujets peuvent être abordés si la personne en question est formée.
3/ Quels conseils pourrais-tu donner aux parents chrétiens dont les enfants sont atteints de handicap ?
Le premier conseil pour un parent face à cette situation est de puiser dans la présence de Dieu la force, la patience et l'amour nécessaire car ça ne doit pas être évident au quotidien. Quand on dépose tout à la croix Dieu peut nous donner un fardeau doux et léger. Je conseillerais aussi d'être attentif et à l'écoute du personnel qui travaille au quotidien avec l'enfant. Enfin, j'encouragerais à faire confiance à Dieu et à faire preuve de bienveillance envers son enfant car Dieu peut faire de grande chose. Il faut continuer à être positif, à se rappeler les promesses de Dieu qui sont pour notre bonheur.
4/ Que penses-tu de la façon dont les églises parlent de ce sujet et le traitent lorsqu’elles y sont confrontées ?
Je pense que quand on parle de l'église qui serait en retard sur ces sujets (soutien des personnes, etc.) on ne parle pas de l'Eglise, du Corps de Christ de l'Epouse. C'est plutôt nous, les individus qui formons l'église qui sommes en retard car Dieu sait tout, il n'a pas de retard. Il faudrait sensibiliser sur ce domaine, partager des témoignages de personne rencontrant ces situations pour que le Corps de Christ soit sensibilisé. En tant qu'individus nous manquons trop de connaissance sur ce domaine car il y a beaucoup de tabous. Pendant longtemps ça a été associé au champ du démoniaque mais les choses ont évoluées, il n'y a pas forcément de lien entre le handicap et les manifestations démoniaques.
5/ Aurais-tu un témoignage à nous partager à propos de ce que tu aurais pu rencontrer dans le cadre de ton activité ?
Souvent après le repas et la récréation je mettais une musique d'adoration dans la salle du groupe, et on pouvait sentir la présence de Dieu, au point où certains s'endormaient. Je me souviens aussi d'un enfant en crise qui en devenait difficile à maîtrisé. J'ai senti que je devais prier dans mon coeur, et j'ai senti la paix l'envahir et l'apaiser.